| lundi 21 avril 2008, a 16:46 |
| Trésor. |
Seulement au bout de quelques jours, je me suis aperçue que Pat me piquait le peu d'argent que j'avais dans mon porte-monnaie. Je me suis engueulée avec, je suis allée voir l'éducateur et il m'a fait changé d'hôtel.
Un jour, dans ma nouvelle chambre, Eric est arrivé avec Trésor et les chats. Il était venu me les rendre ne supportant pas que j'étais partie.
Manque de bol, Trésor était vieux. Lorsqu'il voulait sortir, le temps que je descende avec lui, il avait déjà fait dans les escaliers ( il avait la diarrhée ).
Mon éducateur m'a donné de l'argent pour aller chez le vétérinaire qui m'a dit qu'il était tant de le piquer. J'ai dû laisser le chien en pleurant, mais je me disais que c'était mieux comme ça car il souffrait. C'est sa tête que je m'étais fait en tatouage sur le bras.
C'est un chien qui a été battu je ne sais pas pendant combien de temps, mais je suis contente qu'il ait fini ses jours avec moi, qu'il ait reçu beaucoup de douceur de ma part.
Trésor, je pense toujours à toi...
|
|
| mercredi 02 avril 2008, a 11:40 |
| De retour à Verdun. |
Fuir, encore fuir...
Pat et moi sommes retournés à l'AMIE pour leur demander d'aller à Verdun. Un coup de téléphone et notre chambre était réservée dans un hôtel. Nous avions une chambre pour deux, mais c'était toujours ça à prendre.
Je suis allée dire au revoir à Eric, qui était beaucoup déçu. J'en ai profité pour faire un bisou à Trésor et aux chats.
Sur cet article, je voudrais remercier la maman de Jean-Jacques qui est très gentille et compréhensive.
Nous sommes arrivés à Verdun et j'en étais très heureuse de revoir enfin ma ville. Tout ce que j'espérais, c'est de l'amélioration concernant mon avenir. |
|
| lundi 31 mars 2008, a 11:01 |
| La gendarmerie. |
Le lendemain, nous sommes retournés à la gendarmerie. Nous avons expliqué l'histoire et comme les gendarmes ont vu qu'il sagissait de Franck, ils m'ont demandé s'il n'était pas impliqué dans des vols à l'intérieur des voitures. J'ai pris peur et j'ai dit que je ne savais pas trop. Ils m'ont questionné sur la soirée d'hier, et lorsqu'ils m'ont demandé si je voulais porter plainte, j'ai déjà voulu savoir si Franck allait voir ma déposition. Ils m'ont répondu que non. Je leur ai dit que je ne porterais pas plainte par peur de représailles.
Mais quelques jours après, Franck est arrivé avec ma déposition dans les mains. Coup de chance, Gérard était là pour le calmer.
Tu comprends maintenant pourquoi quand il sagit d'aller au comissariat ou à la gendarmerie pour quoi que soit, je laisse tout de suite tomber. Tout ce que tu leur dis, l'autre personne le saura. |
|
| vendredi 28 mars 2008, a 11:27 |
| Il ne me laissera jamais tranquille. |
J'aimais aller chez Pat. Nous passions nos soirées à faire des puzzles.
Un soir, nous avons entendu toquer, et bien sur, la voix de Franck. Nous étions paniqués mais nous n'avons pas ouvert. Comme il insistait et que je savais que le propriétaire habitait en dessous, j'ai tapé au sol avec les pieds. Ca l'a réveillé et il est sorti dans le couloir en disant : S'ils ne vous répondent pas, c'est qu'ils ne veulent pas vous voir. Si vous continuez, j'appelle les flics. Bonne initiative le proprio. J'ai crié : Appellez les flics ! Mais cet idiot est rentré chez lui en bougonnant que demain il allait mettre Pat à la porte. Ca ne nous a pas avancé. Mais Franck tapait de plus en plus fort jusqu'à mettre des coups de pied dans la porte. Pat me dit de me cacher dans la salle de bain et qu'il va ouvrir. Je n'étais pas d'accord, mais bon. Il a ouvert, j'ai entendu cogné et il m'a retrouvé. J'ai reçu une de ces baffes ! Alors j'ai joué la comédie et j'ai hurlé d'appeller les flics. Il a prit ( un peu ) peur et il est parti. Pat et moi sommes partis pour la gendarmerie. Le pauvre, il était bien amoché. Arrivé au portail, nous avons sonné et on nous a répondu à l'interphone. Nous avons expliqué ce qu'il venait de se passer et la réponse n'était pas celle que nous attendions : Revenez demain. Nous sommes restés toute la nuit dehors de peur qu'il ne revienne à l'appart. |
|
| vendredi 28 mars 2008, a 09:50 |
| Mes nouveaux copains. |
Marre de mentir à Eric, je lui ai dit que je retournais dans ma chambre d'hôtel que l'AMIE m'avait laissé à disposition. J'y ai rencontré Patrick et Gérard, eux aussi logés par l'AMIE. Pat avait une voiture alors nous sortions tous les trois dans les soirées dansantes. J'étais contente d'être avec eux, on s'amusait super bien. Je me souviens même qu'un soir, nous discutions dans le quartier avec des jeunes, Franck est arrivé vers moi et Gérard ne lui a pas laissé le temps de me toucher, il lui a cassé la gueule. Par la suite, l'AMIE a décidé de loger Pat dans un appartement. Mais cela ne nous empéchait pas de nous voir. |
|
| vendredi 28 mars 2008, a 09:26 |
| La peur. |
Un soir, je me promenais dans le quartier. Sur le chemin du retour, je décide de prendre un raccourci par un coin très sombre. Au loin, venant dans ma direction, j'aperçois une silouette. Mais... On dirait celle de Franck. Et c'était bien lui. Il est arrivé vers moi, furieux. Tout en me parlant, j'ai entendu un bruit venant de sa main, il avait ouvert son cran d'arrêt. Je ne sais plus ce qu'on s'est dit, mais là, j'ai vraiment eu peur pour ma peau. Il me parlait et faisait gigoté le couteau devant moi. Je ne peux même plus te dire comment je m'en suis sortie, mais il m'a laissé partir.
Ce mec me faisait vraiment peur, et je ne suis plus sortie toute seule. |
|
| vendredi 28 mars 2008, a 09:05 |
| Eric. |
J'ai vécu quelques semaines chez Eric. Il dormait dans sa chambre à l'étage et moi sur le canapé au rez de chaussée. Il avait trouvé un petit travail à la mairie. Je passais mes journée avec Tom, son chien, Trésor et les chats. Je sortais les chiens, je m'occupais de la maison et je faisais à manger. Euh... J'essayais. Je me souviens qu'un soir, je faisais une boite de raviolis et je me suis installée avec Eric devant la télé. Tout à coup, il me dit que ça sent le brûlé. J'ai fait un bond et j'ai couru dans la cuisine, j'avais complètement oublié les raviolis qui chauffaient dans la casserole ! Ils étaient calcinés.Ma réaction ? J'ai éclaté de rire. Le fait d'avoir tout oublié sur le feu m'a amusé. Eric aussi. Il m'a dit que c'était une bonne réaction et il a ri aussi. Une nuit, je me sentais seule, alors je suis montée et je me suis mise à côté de lui dans son lit. Au matin, il m'a senti et nous avons fait l'amour. Quelque chose que je rergrette car je ne voulais pas que ça en arrive là. Mais c'était de ma faute, je l'avais cherché. Je n'ai pas pû faire autrement que de continuer cette aventure. |
|
| vendredi 21 mars 2008, a 10:41 |
| Le retour à Stenay. |
J'ai attendu impatiemment le lendemain soir que le patron rentre chez lui. Lorsqu'il est parti, il ne me restait plus qu'à attendre Eric. Il est arrivé dans la nuit avec son frère, ils avaient loué une voiture. J'ai dit aurevoir aux autres avec regret. Ils m'ont dit de ne pas m'en faire pour eux, qu'un jour eux aussi ils quitteraient cet endroit. J'avais tellement de peine pour le chien Trésor qu'ils m'ont dit de l'emmener. Eric était d'accord, nous l'avons mit dans la voiture. Pendant tout le trajet, le pauvre toutou était malade, il a vomit partout. Le lendemain, avant de rendre la voiture, nous avons dû la nettoyer, et ce n'était pas de la tarte ! Mais ce chien était sauvé, j'avais fait une bonne action, j'étais fière de moi. Je me suis retrouvée de nouveau chez Eric avec Trésor et les chats de Franck. |
|
| mardi 04 mars 2008, a 11:17 |
| Le cd. |
Il y avait une chanson d'Alanis Morissette, je ne me souviens plus le titre, que j'adorais. Un des gars qui bossait avec nous me dit qu'il doit aller livrer un meuble et que je devrais venir avec lui pour faire un détour par le supermarché pour acheter mon cd.
Nous voilà à la sortie du magasin, mon cd à la main. Nous montons dans la voiture, reculons et paf, une nana nous rentre dedans ! Bien sur, nous étions en tort, et que dire au patron, nous n'avions pas à être là. Nous avons inventé une petite histoire, et le soir nous lui avons dit que si nous étions là-haut, c'était pour m'acheter des serviettes hygiéniques. Avant de me coucher, j'étais dans ma chambre et j'ai entendu les gars se faire taper dessus par le patron. Je me suis dit : ce n'est pas possible, je ne peux pas rester là. Ce soir-là, j'ai appelé Eric. |
|
| mardi 04 mars 2008, a 11:07 |
| La lettre. |
De temps en temps, je t'écrivais, tu as reçu mes lettres d'ailleurs. Et une fois, j'ai écrit une lettre pour l'éducatrice de l'AMIE de Stenay, une sorte d'appel au secours où j'essayais de faire comprendre que Franck devenait violent. Mais cette fois-ci, il a voulu voir la lettre. J'ai fait tout mon possible pour qu'il ne la prenne pas, je ne voulais pas qu'il voit ce que j'avais écrit sur lui. J'ai tenu tellement fort la lettre lorsqu'il essayait de me l'arracher des mains qu'elle s'est froissée, déchirée. Le patron a vu ça et a dit à Franck qu'il était trop jaloux, il l'a renvoyé à Stenay.
Cette fois-ci, ce fut un vrai soulagement de ne plus le voir. |
|
| dimanche 24 février 2008, a 12:37 |
| Les EMMAUS. |
Arrivés là-haut, j'aurais dû m'en douter, pas de chevaux, pas de paradis, rien. Franck m'a dit que s'il m'avait raconté ça, c'était juste pour me faire venir. Nous avons eu notre chambre, j'étais déjà dégoutée de devoir passer toutes mes nuits avec lui. Ce que j'avais à faire la journée ? Le ménage, le ménage, le ménage... Les autres s'occupaient des meubles à vendre, et il y en avait un qui s'occupait de faire la cuisine. J'ai remarqué que si le repas n'était pas à la hauteur, le patron le frappait le soir. Il s'occupait un peu de tout le monde. Même Franck y est passé, ça ne lui a pas fait de mal, sans être méchante. Le soir, le patron rentrait chez lui, et c'était là le meilleur moment de notre journée. Il y avait un chien, Trésor, un Berger Allemand, qui passait ses journées dehors attaché. Le soir, on le rentrait, malgré que nous n'avions pas le droit. Il passait la nuit avec nous, et le lendemain, je me levais très tôt pour le rattacher dehors. |
|
| lundi 18 février 2008, a 10:10 |
| Le retour de Franck. |
Un soir, coup de sonnette. Eric va ouvrir et me dit que Franck veut me voir. Franck ???? Il est revenu ???? Le voyant, je n'ai pu m'empêcher de le prendre dans mes bras. Mais pourquoi ? Il me dit qu'il est venu me chercher, que je lui manquais, qu'il pensait à moi tout le temps, que là-haut c'était le paradis, qu'il gagné beaucoup d'argent et qu'on attendait plus que moi pour s'occuper de chevaux. Le rêve, je me voyais déjà avec tous ces chevaux. Tu t'en doute, j'ai dit oui. Les éducateurs de l'AMIE nous ont donné l'argent nécessaire pour les billets de train et pour manger pendant le trajet. J'ai dit aurevoir à Eric, qui m'a bien prévenu que je faisais une boulette, mais que si ça se passait mal, je devais lui dire et il viendait me chercher.
Nous sommes partis et avec l'argent, nous nous sommes acheté des clopes. Pour payé le train, rien de plus simple, Franck m'avait appris. Il suffisait de montrer sa carte d'identité au contrôleur qui nous enverrait une amende.
Et nous sommes arrivés aux EMMAUS d' Auxerre. |
|
| lundi 18 février 2008, a 10:00 |
| Ton passage regretté... |
J'ai passé deux semaines tranquilles chez Eric. Il m'a fait comprendre qu'il était amoreux de moi, mais je n'avais pas envie de recommencer une relation. Il l'a bien pris.
Je me souviens le jour où tu es venu me chercher. Quand je t'ai vu par la fenêtre, j'avais honte, honte que tu saches que je vivais aux crochets de quelqu'un. C'est pour ça que lorsque je t'ai ouvert la porte, j'ai dit qu'Eric était le réparateur de la télé. Tu es venu avec Flo, ma tante, qui m'a dit combien j'étais maigre et que je devais rentrer avec vous. Mais non, c'était plus fort que moi, je voulais que tu crois que tout allait bien mais je me doute que tu ne l'as pas cru.
Ce jour là, j'aurais dû repartir avec toi, je le regrette maintenant, car il ne me serait pas arrivé la suite de mon histoire... |
|
| lundi 18 février 2008, a 09:41 |
| La découverte... |
Arrivés dans l'appart de Franck, nous avons récupéré mes affaires. Il fallait aussi prendre les chats. Je trouve Minette et cherche Chat sous les meubles comme il avait l'habitude d'y être, mais personne. Il y avait une sorte de placard avec un vieux rideau qui remplacait la porte. J'entendis des bruits venant de cet endroit, des bruits de chat qui mangait. Ah ! Je me suis dit : il est là ! J'ai tiré le rideau, et en découvrant le tableau que j'avais sous les yeux, j'ai hurlé ! La chatte que Franck nous avait ramené était là, sur un carton, morte, le ventre ouvert par le pauvre Chat qui mourait de faim et qui n'a trouvé qu'elle pour se remplir l'estomac. Cette scène, je la revois souvent dans ma tête. En entendant mes cris, Eric m'a dit de partir et qu'il allait s'occuper de tout ça.
Deux chats sur trois ont été sauvés grâce à nous mais j'ai toujours une pensée pour cette pauvre Minette qui a souffert. |
|
| lundi 18 février 2008, a 09:33 |
| Le départ de Franck. |
Au bout de quelques jours passés chez Eric, Franck vient me voir pour me dire que l'AMIE l'envoie aux EMMAUS à Auxerre. Il me demande de venir avec lui. Bien sur, j'ai refusé. En me disant qu'il est encore fou de moi, il voudrait que je l'accompagne à la gare des trains pour son départ. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai accepté. Peut-être pour être sûre qu'il parte, je ne sais pas trop. Je l'ai accompagné, il est bien parti, et j'ai eu un gros soulagement en regardant ce train s'en aller. Mais pourquoi j'ai versé une larme ? Une larme pour un gars cruel et violent ? Je me pose encore la question.
Eric et moi avions décidé d'aller vidé son appart pour récupérer les chats. |
|
| jeudi 14 février 2008, a 10:32 |
| La pauvre bête... |
Eric a pris la chatte et Franck est resté dehors. Voyant dans l'état qu'elle était, Eric me dit qu'elle a été cognée contre un meuble car la colonne vertébrale était brisée. Non,ce n'était pas possible ! Quel genre d'êtres humains était-il pour pouvoir faire du mal à des pauvres bêtes sans défense ? Bien sûr, tout ce qu'on avait dit sur lui, il l'avait entendu.Il est rentré dans la maison, batte de baseball à la main, a repris la chatte puis est parti. Nous avons tout de suite compris que l'animal avait reçu un coup de batte. Qu'allait-il faire d'elle ? Nous étions impuissants devant cette scène. Si tu savais comme je m'en veux encore maintenant de n'avoir rien pû faire sachant que cette chatte allait souffrir avant de mourir. |
|
| jeudi 14 février 2008, a 10:18 |
| Les vols. |
Certains soirs, nous sortions avec sa bande de copains. Ils guettaient dans les voitures car nous n'avions pas d'argent, et le mieux à faire lorsque l'on ne mange que des pâtes à la mayonnaise tous les jours, c'est de fumer, pour se couper l'appétit. Les paquets de clopes visibles dans les voitures n'y restaient pas longtemps. Ils pettaient la vitre et nous avions de quoi fumer. Je te rassure, j'étais à côté mais je ne touchais pas aux voitures.
Puis Franck a commencé à être de plus en plus possessif avec moi. Lorsqu'il sortait, vallait mieux que je reste à l'appart pour faire le ménage, sion j'avais droit aux questions du genre : " T'étais où, t'as fais quoi ? "
Un beau jour, je suis partie chez Eric, un ami de la famille à Jean-Jacques. Un homme car il avait 40 ans et moi 21. Il avait une fille qui vivait chez sa mère, un chien et 1 chat. Il m'a dit de rester chez lui mais il restait un problème : les chats qui vivaient avec. Il m'a juré que nous allions nous en occuper. Mais comment faire... Jusqu'au jour où Franck, pas du tout content de mon départ, est arrivé une chatte dans las bras en train de souffrir, ne pouvant plus bouger. Comme par hasard, il l'avait trouvé comme ça. |
|
| mardi 05 février 2008, a 13:53 |
| Le commencement du pire... |
A force de me promener le soir, je rencontrais souvent Franck ( le fameux violent ). De temps en temps, j'allais boire le café chez lui. Il faisait aussi parti de l'AMIE et il était logé dans un appartement. Un soir, nous nous sommes embrassés et nous avons commencé une nouvelle histoire. Au début, bien sûr c'était tout beau tout rose. Il avait 3 chats. 2 femelles et un mâle qui boitait et qui se planquait sous les meubles dès qu'il y avait quelqu'un.En voyant mon étonnement, Franck m'a dit qu'il avait toujours été comme ça. Mais un beau soir, j'étais devant la télé, une des femelles a volé contre la table du salon. J'ai pris peur et je l'ai tout de suite consolé. Il m'a dit qu'elle trainait dans ses jambes. A partir de ce moment, j'ai douté sur le comportement du mâle. Tu sais que je défends les animaux, et bien je leur ai promis qu'un jour je les sortirais de là. Je ne voulais plus que ces chats vivent avec lui. |
|
| mardi 22 janvier 2008, a 14:44 |
| Christophe. |
Dans nos soirées entre copains, Christophe et moi nous sommes rapprochés. Je ne peux plus te dire comment cela s'est fait ( c'est dur de se rappeler des années de sa vie que l'on avait effacé ). Il m'emmenait partout avec lui et m'a aussi présenté à sa tante à Namur où nous avons visité le coin. J'ai gouté à la bonne fondue savoyarde et j'y ai connu le pain de bucheron qui est excellent. Un jour que j'étais allée chercher à manger avec son oncle ( Christophe lui avait dit de prendre sa voiture ), j'ai eu une énorme envie de fumer et je n'avais pas de cigarettes. Son oncle me dit : Christophe en a dans le vide-poches, prends-en une. Qu'est-ce que je n'avais pas fait là ! Il m'a fait la tête toute la soirée, et j'ai eu droit à des coups de poings sur l'épaule. Ce séjour aurait pu être magnifique...
Un jour, je devais l'attendre chez lui et sa mère me dit que je pouvais l'attendre dans sa chambre. Je me suis tellement ennuyée que j'ai fait du rangement dans ses cd et ses dvd. Malheur, mais pourquoi j'avais fait ça, quand il l'a vu, je me suis fait enguirlandée et, devine, rebelote, coups de poings sur l'épaule ! Ah ! C'était sa manie ça ! Je me suis dit que si je ne faisais pas quelque chose, il allait finir par me battre. Alors, une fois de plus, j'ai rompu. |
|
| vendredi 18 janvier 2008, a 15:48 |
| L' A.M.I.E. |
Je voulais rester à Stenay mais sans encombrer tout le monde. La mère de J.J. me parle de l'AMIE, un centre qui aide les jeunes à se loger. Elle m'y a emmenée, j'ai eu droit à des questions du genre pourquoi je voulais rester sur Stenay, que faisaient mes parents ( là-dessus j'ai un peu menti...) Je me suis donc retrouvée dans une chambre d'hôtel. J'avais juste le droit au petit déjeuner le matin. Là, tu commences à comprendre pourquoi j'étais si maigre lorsque tu m'as revu pour la première fois. J'ai eu tellement faim qu'une fois j'ai demandé à une grand-mère dans la rue si elle avait 5 francs pour que je puisse m'acheter un croissant. Elle me les a donné.
Je me suis éloignée de J.J. J'en avais marre de toutes ces filles qui tournaient autour. Nous sommes quand même restés copains. |
|
| mardi 15 janvier 2008, a 13:08 |
| Mon arrivée à Stenay. |
Les parents de Jean-Jacques m'ont apprécié tout de suite. Sa soeur venait de rompre avec Franck, un gars tellement méchant qu'il lui avait déjà cassé la mâchoire en la battant. J-J m'a présenté à sa bande de copains, dont Christophe, beau gosse qui faisait la sortie des lyçées pour se faire repérer avec la musique de sa voiture à fond.
Un jour, nous étions à une fête de quartier avec J-J et ses parents, et une fille est arrivée en furie en demandant à J-J de lui rendre sa bague. La baffe en plus qu'il a reçu était bien méritée : elle n'était pas au courant qu'il l'avait quittée ! Je n'étais pas contente non plus. Mais elle n'était pas la seule, J-J était un tombeur. |
|
| lundi 14 janvier 2008, a 17:34 |
| Savoir pourquoi ... |
Maman,
Pourquoi je suis partie? J'aimerais le savoir moi-même... Tout au long de ces articles, j'y trouverais peut-être la réponse...
J'ai connu ce forain. Celui-là, tu l'as vu. Pourquoi lui? Je ne sais pas trop. Il tenait le stand de tir à la carabine, c'est d'ailleurs comme ça que je l'ai connu. En devenant sa petite amie, je l'ai aidé à tenir ce stand. Son patron m'aimait bien. Ma joie de vivre attirait les clients. Nous l'avons suivi sur les fêtes dans différents villages. On dormait dans la caravane, ce n'était pas top question hygiène. Puis il m'a présenté ses parents... |
|
|
| commentaire(s) | La peur. fleur de lotus (09/06/2008 11:18)bonjour,
je compr... Eric. lorange violette (02/04/2008 04:22)Moi aussi, il faut q... |
|